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Comment Cyril Lignac, un aveyronnais timide, a construit un empire culinaire ?

Je vous emmène aujourd’hui sur les pas de Cyril Lignac ou comment un aveyronnais timide a construit un empire gastronomique. Comment il s’est transformé en  un entrepreneur à succès  et comment il a pris la tête d’un groupe de plus de 150 collaborate


Mai 2003.

Paris 8e Arrondissement.

Cyril est aux fourneaux de La suite, le restaurant tendance conçu par le couple star des années 2000 :  David et Cathy Guetta.

C’est l’heure du  coup de feu.

Cuisiniers,  serveurs, maîtres d’hôtel : tous vivent à fond la tension de cet instant.

A l’opposé, la salle d’une trentaine de couverts, baignée par le soleil de cette journée de mai, semble étonnamment calme. Les convives déjeunent tranquillement et la décoration cosy du lieux résonne du murmure paisible des conversations.

En cuisine, Cyril est absorbé, tout à son tartare de thon rouge à la vinaigrette qu’il finit de dresser.

Il est d’autant plus concentré que la cuisine est bruyante et que le jeune chef de 26 ans est encore hésitant sur la façon de gérer le restaurant. Devenu chef cuisinier seulement quelques mois auparavant, il manque encore d’assurance.

Ce jour-là, l’attachée de presse des Guetta déjeune avec une amie. Cyril la connaît, il se sent obligé d’aller la saluer et ce faisant, il enchaîne avec les autres tables.

D’un naturel timide, Cyril n’aime pas quitter sa cuisine.

L’attachée de presse et son amie observent le ballet gauche du jeune homme entre les tables. 

Enfin, Cyril regagne sa cuisine… soulagé, le calvaire de la représentation est fini. 

À la fin du repas, l’attachée de presse le rappelle à sa table. Elle souhaite présenter son amie à Cyril. 

La femme qui l’accompagne se présente: Bibiane Godfroid, productrice pour la télé.

De but en blanc, elle s’adresse à  Cyril:

“Est ce que vous aimeriez faire de la télé ?”

Cyril reste interloqué.

Lui, le grand timide, avec à peine quelques années d’expérience en grande maison, mais que diable va-t-il faire à la télé ?

Cette rencontre va décider du reste de sa vie.

 

Table des matières

Cyril Lignac, un aveyronnais, dans une famille aimant la cuisine

À la conquête de Paris et des étoilés: le rêve de Cyril

Les débuts à la télé : le restaurant du quinzième

L’empire Cyril Lignac

La fin des étoiles et la mort de sa mère

Notes

Cyril Lignac, un aveyronnais, dans une famille aimant la cuisine

Cyril Lignac nait en 1977 à Rodez dans l’Aveyron.

D’origine modeste, il grandit au sein d’une famille unie dans la petite ville d’Onet-le-chateau.

Son papa, Jean-Michel est menuisier et homme à tout faire. Sa maman, Janine, est infirmière, comme le deviendra plus tard sa petite sœur.

Ses parents partagent déjà  l’amour de la cuisine et des bons produits. Sa mère, reine de l’organisation et  véritable femme à poigne, cuisine la semaine. Son père n’est pas en reste et prend le relais des fourneaux le week-end. 

Entre canard, champignons, farçis,  viande rouge et pâtisseries aveyronnaises, la famille Lignac met l’accent sur la bonne chère. 

Une famille unie qui part une fois par an camper  pour profiter de la nature.

Le retour de vacances est souvent plus difficile pour Cyril qui se traîne à l’école sans motivation à l’opposé de sa petite soeur, Céline, la bonne élève de la famille. 

Rien ne l’intéresse, rien ne l’accroche. 

À  la fin de la 3e, il doit passer son brevet et choisir son orientation. Il se rend dans un centre d’orientation et commence à parcourir la liste des métiers.

Soudainement, il tombe sur le mot “ cuisinier”.

C’est l’illumination.

Il se dit: “Mais oui mes parents nous procurent beaucoup d’amour et de tendresse avec la nourriture. Les cuisiniers inspirent l’amour. C’est ça que je veux faire.”

Il rentre chez lui et sans prendre le temps de poser son sac, il annonce à sa mère:

“Je veux être cuisinier” ! 

Sa mère le regarde émue puis fond doucement en larmes. 

Cyril, arrêté dans son élan, la regarde inquiet. 

Mais sa mère lui glisse alors dans un grand sourire à travers ses yeux mouillés: 

«Je pleure  parce que je sais que c’est ça. C’est ça que tu vas faire. »

Cyril continue alors ses études,  et avec plus d’entrain cette fois. CAP de cuisinier à Rodez qu’il  enchaîne avec un CAP de pâtissier. Il veut maîtriser toute la cuisine, de l’entrée au dessert en passant par les plats.

Même si sa préférence porte sur le sucré auquel il voue un amour inconditionnel ;  comme celui qu’il voue à sa mère et ses gâteaux.

Le 25 décembre 1996, Cyril a 19 ans, il finit son CAP pâtissier… et tombe par hasard dans un magazine culinaire sur le restaurant du vieux Pont, tenu par Nicole Fagegaltier et son mari, Bruno Rouquier.

Le seul restaurant 1 étoile Michelin qui plus est, à seulement  20km de chez lui dans l’Aveyron !!!

Sur un coup tête, Cyril appelle le restaurant et réserve le soir même. Sans hésitation, il décide d’utiliser les 500 francs que vient de lui donner sa grand- mère. Il suit son intuition sans pour autant l’assumer complètement. Il n’en parle pas à ses parents. 500 francs chez les Lignac, c’est beaucoup d’argent !!

Ce jour-là, il débarque donc à 18 ans,  avec un ami dans son 1er restaurant étoilé.

À table, Cyril vit sa seconde révélation. Il veut, lui aussi, créer cette cuisine raffinée où les goûts explosent en bouche.

Malgré son manque de confiance et sa peur, Cyril est tellement marqué par son repas qu’il fait quelque chose dont il ne se serait jamais cru capable.

Quelques jours plus tard, le voilà en train de prendre le téléphone familial et de taper fébrilement un numéro. Le  cœur bat la chamade, les mains sont  moites.

À  l’autre bout du fil, une voix annonce: restaurant du vieux pont bonjour !

Cyril  prend son courage à 2 mains et  demande à parler à Nicole :

« Bonjour madame, je suis un des deux jeunes qui sont venus manger hier soir. Je voulais vous dire que j’ai adoré. Et que je voudrais faire un apprentissage en brevet professionnel chez vous. Je ne veux pas travailler tout de suite, j’ai besoin de continuer à me former pour devenir commis. Je sais qu’après un CAP de cuisine, un CAP de pâtisserie et deux ans chez vous, je pourrai aller travailler dans un restaurant. »

Nicole refuse. Cyril insiste, relance.Étonnée par l’aplomb et la persévérance de ce jeune, elle finit par accepter.

Septembre 1997, sa formation commence, premier pas vers un nouveau destin : la gastronomie étoilée.

Cette formation change son parcours et son destin. Elle l’introduit à la haute gastronomie.

À la conquête de Paris et des étoilés: le rêve de Cyril

Au vieux pont on ne chôme pas et Cyril l’apprend très vite. 

Mis au fourneau directement, il prépare le repas pour le personnel et la famille de Nicole avant le service lui-même.

D’emblée  les choses  se passent mal. 

L’enthousiasme de  Cyril masque mal  son manque de compétences et de formation. Nicole se rend vite compte que ce jeune n’est pas au niveau de son Étoilé.

Qui plus est, le jeune homme est tellement stressé qu’il enchaîne bêtise sur bêtise. Paralysé par sa maladresse, il ne sait pas comment réagir.

Avec ça la partie scolaire le rebute toujours, et son manque d’engagement  à l’école apparaît aux yeux de tous.

Un soir découragé,il déclare de but en blanc à sa mère:

Je vais quitter le vieux pont, je n’ai pas le niveau.

Du tac au tac, sa mère lui répond:

Alors là Cyril, même pas en rêve. Tu as signé un contrat, tu t’es engagé, donc tu vas jusqu’au bout. Il n’y a aucune autre option.

Cyril repart tête baissée le lendemain au restaurant… il se dit qu’il va quand même essayer.

Quelques jours plus tard, Nicole le convoque. Elle lui dit:

Écoute, Cyril, c’est trop compliqué de te garder. Tu as tellement de lacunes que je passe tout mon temps à reprendre ton travail. Ce n’est pas comme ça que je vois l’apprentissage.

Cyril éclate en sanglots et se défend comme il peut:

“Il faut me garder, je veux apprendre. Je sais que je suis nul mais je peux mieux faire, je vais faire mieux ! “

Nicole, attendrie, finit par lui laisser sa chance.

Une deuxième fois. 

Elle a juste senti quelque chose chez le jeune homme,  alors elle change la donne. 

Elle le met à travailler avec le chef pâtissier. Celui-ci contrairement au couple Fagelgatier ne l’intimide pas.

Son intuition est juste. Le courant avec le chef  passe aussitôt. Voilà Cyril qui se lève tôt, même  le dimanche, il ne sort même plus avec ses copains, il  apprend à vitesse grand V.

Cyril est transformé, il  envoie même ses 1ers plats en salle.

Les Fagegaltier voient le jeune Cyril changer sous leurs yeux… Il s’intéresse à tout, du marché aux plats en passant par les  desserts et entremets.

Deux ans  plus tard, Cyril quitte le Vieux pont. Après un passage par l’armée pour son service militaire,  il part conquérir  Paris.

Un grand saut pour le jeune aveyronnais,  mais il est décidé :  c’est son rêve !

Il a pris confiance au Vieux Pont et il a la sensation que rien ne peut l’arrêter.

Octobre 2000, c’est donc un Cyril fiévreux et impatient qui prend le train de nuit entre Rodez et Paris.

Cyril déterminé décroche 2 entretiens, d’abord au Crillon puis à l’Arpège, du cuisinier Alain Passard. Pris dans les deux établissements, il doit faire un choix.

Le Crillon l’effraie, un peu,  alors  il accepte la proposition de Passard, une petite équipe dans une cuisine à taille humaine.

La découverte de la vie parisienne est violente : appartement de 9m2 avec toilettes sur le palier. 

Mais ce n’est pas grave car Cyril travaille comme un fou.

Travailler avec Alain Passard, ce cuisinier star, est un formidable apprentissage pour Cyril. 

Passard innove en permanence. Il transcende avec autant d’art que de désinvolture  les standards de la cuisine.

Il est le 1er à avoir banni la viande de tous ses menus en tant qu’étoilé.

Face à ce monstre d’innovation, la soif d’apprendre de Cyril est intarissable. 

Alors quand il n’est pas à l’Arpège, il se lance dans des missions d’intérim en cuisine pour compléter sa maigre paie. 

Un an plus tard, il quitte l’Arpège et rejoint les frères Pourcel dans leur restaurant du Théâtre des Champs-Elysées. Il tombe amoureux de  cette cuisine du sud qui se mélange sans complexe avec des plats plus modernes comme le pressé de homard et de jambon de canard et mangue.

Cyril est lancé. 

Après un passage chez Pierre Hermé comme pâtissier en 2003, il rejoint “La Suite” , le restaurant du couple Guetta. Cette même année-là, il en prend d’ailleurs la tête comme chef de cuisine.

À 26 ans, Cyril dirige pour la 1ère fois une cuisine.

Sa rencontre avec une productrice de télé dans ce même restaurant, va changer la vie de Cyril. 

De restaurateur, il va devenir entrepreneur. 

Les débuts à la télé : le restaurant du quinzième

Après avoir observé Cyril Lignac en action, Bibiane Godfroid est persuadée qu’il sera parfait pour son nouveau programme.

Celle que “Stratégies” couronnera deux décennies plus tard “reine du casting” comprend le fabuleux potentiel de Cyril.  

Une équipe filme d’abord Cyril sur place,  puis il est longuement interviewé dans les bureaux de M6.

L’ entretien se passe mal. Mené comme un véritable interrogatoire, la situation déboussole Cyril. Au bout de vingt minutes, il se lève et met fin à l’échange. Heureux dans son job, il n’en demande pas plus.

En face, les responsables du nouveau programme de M6 sont dubitatifs. Cyril n’a pas la gueule de l’emploi: trop grand, trop maigre, trop d’accent, trop jeune.

Mais Bibiane  ne se laisse pas impressionner par ses retours. 

C’est lui qu’elle veut.

Et ce qu’elle veut, elle l’obtient. 

M6 finit par proposer  un contrat à Cyril qui démissionne de La Suite.

Fin août 2004, le tournage démarre.

L’émission Oui Chef suit l’ouverture d’un nouveau restaurant où le chef cuisinier donne sa chance à des jeunes sans formation.

Cyril ouvre donc son restaurant, Le Quinzième, en même temps que démarre le tournage télé. Sans fond propre, il peut le faire grâce à un financier extérieur et l’aide de M6. Finalement, il obtient  20%  des parts du restaurant.

Hélas Les 1ers tournages sont catastrophiques : Cyril, emprunté, bafouille, il apparaît mal à l’aise devant la caméra.

Matthieu Jean-Toscani, le responsable du tournage recadre gentiment Cyril… qui,  encouragé finit par se lâcher.

Après 4 mois de tournage, l’émission est diffusée en Janvier 2005.

C’est un carton monumental avec presque 5 millions de téléspectateurs en 5 épisodes.

Cyril devient du jour au lendemain une star.

Le jour de l’ouverture du 15e, une foule compacte l’acclame à la porte même du restaurant.

Dans la foulée du tournage, il publie son 1er livre en lien avec l’émission Oui Chef.

Cette célébrité a un prix pour Cyril. Une partie de la profession se détourne de lui : lui, le cuisinier sorti de sa cuisine. 

Beaucoup de chefs étoilés le regardent avec mépris, ils le  considèrent comme un cuisinier de télé..

Cyril a donc d’autant plus la pression pour faire du Quinzième une réussite.

Un pari qu’il réussit grâce à  une cuisine simple et raffinée à l’image de  son tartare de daurade à la mangue avec sa vinaigrette de vanille.

Mais Cyril Lignac, fait plus que réussir dans les années qui suivent.

Il construit un véritable empire culinaire.

L’empire Cyril Lignac

Les succès télévisuels s’enchaînent pour Cyril et pour le plus grand bonheur de M6 : Chef la recette, Top Chef, Le meilleur pâtissier…

Son accent, sa gentillesse et sa gourmandise convainquent tous les foyers de France et construisent l’image d’un chef sympathique et accessible.

En parallèle, en bon aveyronnais, il porte en lui la culture de la brasserie. C’est le moment de la faire parler pour construire un  véritable empire culinaire.

Une rencontre en 2003  va permettre cette transformation : Laurence Mentil. Très vite, il lui propose de travailler avec lui .. il y a tant à faire: partenariats, relations presse, gestion des droits des livres…

Leur relation est un combo gagnant et même leur aventure amoureuse, ne gâchera pas la réussite de ce qui va bientôt devenir l’empire Lignac. 

En 2008, fort de sa célébrité,  Cyril lance son 2e restaurant, le Chardenoux avec un nouveau  concept la  Bistronomie: une cuisine de bistrot revisitée.

Les Chipirons côtoient gnocchis à la crème de langoustine et pain perdu aux framboises.

Fasciné, et maintenant convaincu par la télévision, il crée en parallèle sa société de production audiovisuelle, Kitchen Factory.

A travers elle, Il crée et développe des émissions culinaires pour d’autres chaînes. Avec une dizaine de salariés, Kitchen Factory est un nouveau succès pour Cyril. 

En 2011, décidément infatigable, Il s’associe avec une pépite de la pâtisserie, Benoit Couvrand pour ouvrir une boulangerie et une pâtisserie. 

Ensemble les deux hommes développent une pâtisserie classique revisitée: éclairs, babas au rhum, tarte au citron à des prix abordables.

Le succès se révèle une fois de plus  foudroyant. Ils en ouvrent par la suite 6 et ajoutent une partie chocolaterie.

2011, marque aussi l’ouverture d’un 3e établissement, le restaurant Aux prés. Cyril boulimique de nouveautés veut tester de nouvelles choses. 

Ici, il quitte carrément les codes de la gastronomie classique. Les serveurs en converse circulent dans une salle rythmée par une musique d’ambiance omniprésente, la nourriture est allégrement twistée… on peut même manger avec les doigts.

En 2016, il rachète la boutique attenante au restaurant Aux Près et crée le bar des Prés. .Il y développe une nourriture sur le pouce et des cocktails influencés par ses séjours New-Yorkais. 

Le succès du Bar des Prés est sans commune mesure avec le reste.

Laurence Mentil pilote désormais l’empire “Cyril Lignac” qui regroupe 4 restaurants, six pâtisseries et chocolaterie, une cinquantaine de livres, mais aussi des contrats avec des marques comme Sushi Shop ou Moulinex.

Le groupe Cyril Lignac compte aujourd’hui plus de 150 collaborateurs pour un CA entre 10 et 15 millions d’euros.

Les ventes de livres rapportent à Cyril Lignac plus de 5,6 millions d’euros en 15 ans et ses contrats à la télé sont évalués à 250 000 euros par an.

Le jeune aveyronnais à plus de 40 ans a réussi à plus d’un titre. Il fait partie des chefs les plus populaires en France.

Il a même atteint le graal dont il rêvait plus jeune : son restaurant, le Quinzième, obtient sa 1ère étoile en 2012.

Mais un événement en 2014 va bouleverser sa vie et remettre en question sa trajectoire. 

La fin des étoiles et la mort de sa mère

En 2014, Cyril se pose des questions.

La 2e étoile pour le quinzième n’arrive toujours pas.

Il a l’impression de ne plus grandir. les premiers doutes s’immiscent : que veut-il faire  maintenant, poursuivre ? mais pour aller où ? 

Le message qu’il reçoit à New-York va décider de la suite. 

Sa mère vient d’avoir un AVC.

Effondré, Cyril traverse à nouveau l’Atlantique. 

C’est sa mère, son phare.

Celle qui lui a donné l’amour de la cuisine. Celle qui savait ce qu’il deviendrait.

Cyril passe les six derniers mois de la vie de sa  mère auprès d’elle, avant son décès en août 2014

À sa mort, plus que  touché, il  a l’impression de couler.

Pendant longtemps, il ne peut ouvrir les albums photos et le livre de recettes de sa mère.

Puis pour Cyril, c’est un nouveau déclic. 

il décide d’arrêter la cuisine de la performance, la cuisine des étoilés  pour se faire plaisir.

Oui à nouveau se faire plaisir.

Depuis le début, il a voulu prouver :  à ses pairs, aux inspecteurs du Michelin, au petit monde de la gastronomie qu’il est d’abord un cuisinier  ; loin des paillettes.  de la télévision.

Désormais il en a assez. Il veut assumer ce qu’il est :  un innovateur tant dans la gastronomie que dans la manière de gérer une affaire. 

Il crée des bars à cocktails, des comptoirs à sushis ou des trattorias qu’il transforme en lieux uniques.

À l’été 2019 , iI ferme le Quinzième comme pour pour tirer un trait sur la “tradition culinaire française”.

La course aux étoiles est terminée.

Ses nouveaux concepts  cartonnent et s’avèrent extrêmement rentables.
Et pourtant Cyril ne lâche rien sur l’essentiel :  faire une cuisine savoureuse et simple avec des aliments de qualité .

Aujourd’hui le groupe Cyril Lignac continue de se développer,il a même embauché  plus de 50 personnes en 1 an et demi et ce, malgré la pandémie.  Il reste aussi  un des piliers de M6 avec sa nouvelle émission, “Tous en cuisine.”

Le phénomène Lignac ne semble pas prêt de s’arrêter.

Et comme il l’avait promis à sa mère à 16 ans lorsqu’il était au Lycée hôtelier:

« Je révolutionnerai  la gastronomie française et je serai le chef de l’an 2000 »

C’est désormais chose faite même s’il lui reste des chapitres à écrire,

Ce sera sans sa mère, cette fois.

Et ça, c’est une autre histoire.

Notes

Histoire de goûts – Edition Robert Laffont – Cyril Lignac et Elvire von BARDELEBEN

Cyril Lignac cuisine sa différence

Cyril Lignac : Portrait de Laurence Mentil, la femme de l’ombre derrière l’empire du chef

Les pionniers de la gastronomie : Le Quinzième, de Cyril Lignac, premier né de la téléréalité

Cyril Lignac [cuisinier, c’est mon métier]

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Michalak, Lignac, Hermé… l’argent fou des pâtissiers stars

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La fortune de Cyril Lignac critiquée dans TPMP : le chef attaqué par une chroniqueuse, Benjamin Castaldi s’en mêle (VIDEO) – actu – Télé 2 semaines

Histoires de goûts

Business of Bouffe #36 | Cyril Lignac et Laurence Mentil – Groupe Cyril Lignac | Business of Bouffe

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