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Bernard Tapie : une chute brutale et l’affaire de sa vie – 1990-2021 – Ep 2

Je vous emmène dans le 2e et dernier épisode de la vie de l’entrepreneur Bernard Tapie. Tapie est au sommet de sa gloire en cette fin des années 80. Mais la chute en sera d’autant plus dure et violente pour ce personnage romanesque.


3 février 1997. 52 rue des Saints-pères, Paris.

Les rues de la ville se vident  sous l’effet du vent glacé de ce début de nuit d’hiver.

Étonnamment, les alentours du  portail de l’hôtel de Cavoye grouillent de monde. Deux cent journalistes, radio, télé, presse écrite s’agglutinent devant la porte.

Ils attendent Bernard Tapie et, au milieu de la foule surnage quelques policiers qui tentent de maintenir un semblant de circulation dans la rue.

Tapi à l’intérieur, l’homme d’affaires entrouvre le rideau à l’étage pour regarder ce que Mitterrand appele la meute en parlant des journalistes.

Les traits creusés par ces derniers mois, l’homme soupire devant le spectacle qu’il va bientôt donner à la presse. 

Reclus avec femme et enfant dans son trois pièces, après la saisie des meubles de son hôtel particulier par le crédit Lyonnais,  il attend. 

Stéphane, son fils, lui fait signe, il est temps de partir. Il l’embrasse et serre ses autres enfants dans les bras.

Comme prévu, Stéphane part devant avec sa voiture. 

Amassés devant la porte,  les journalistes voient le fils ainé des Tapie sortir au volant de sa Renault noire. 

Si l’air impassible du conducteur ne semble pas les intéresser, c’est sans doute qu’ils attendent l’autre voiture, celle de son père.

Elle ne partira jamais. 

Devant le Palais de justice, Stéphane s’arrête en double file avant d’ouvrir le coffre et d’en extraire son père.

Bernard en sort, tout endolori, avant de monter les marches du Palais de Justice où il doit se rendre pour son incarcération immédiate.

Quand il en ressort menotte aux poings, il ne jette même pas un regard vers son fils. 

Mais une fois dans le wagon de police, Tapie ne peut s’empêcher de jeter un œil à travers  les vitres grillagées.

Seul et hébété au milieu de la rue du Palais, comme perdu, son fils Stéphane sanglote.

Dernière image de la liberté pour Tapie.

J’ai lancé un Patreon donc si vous voulez m’aider pour financer le podcast, pensez bien à cliquer ici. Un grand merci !

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Table des matières

Tapie et l’affaire de sa vie: adidas

La politique, un péché fatal

La descente aux enfers

Combat et reconversion

Epilogue: la mort de Bernard Tapie et son héritage

Notes et sources

Tapie et l’affaire de sa vie: Adidas

Le Tapie des années 90 avant d’être prisonnier derrière la vitre d’un fourgon de police s’affiche d’abord  sur le petit écran.

Le célèbre repreneur d’entreprise, l’homme qui vient d’entrer en politique après un débat contre Jean Marie Le Pen, le patron  de club de Football s’affirme comme une star des années quatre vingt dix. 

Son club, l’OM remporte titre sur titre et commence à se faire un nom en Europe.

Bernard Tapie fait partie des français les plus connus de France au même titre qu’ Alain Delon ou Johnny Hallyday. 

Qui plus est , son activité de repreneur lui a permis d’entrer dans le gotha très fermé des plus grandes  fortunes françaises.

Bref,  tout sourit au petit prolo du Bourget.

Un gamin de banlieue à l’ambition énorme. Un appétit emblématique du personnage.

Et de l’appétit il faut en avoir pour avaler le gros morceau qui arrive.

À la fin des années quatre-vingt, un banquier d’affaires lui glisse le tuyau du siècle : Adidas, la célèbre marque de sport, est à vendre. 

Bernard saisit aussitôt l’opportunité, celle de rentrer dans la cour des grands industriels. 

L’équivalent de maître de l’univers pour l’homme d’affaires.

Le voilà en route vers Herzogenaurach, petite ville de Bavière avec son apporteur d’affaires de la BNP. 

Un premier vol qui sera suivi de beaucoup d’autres, Bernard multiplie les allers retours pour tenter de convaincre les héritiers du fondateur de vendre. 

Adidas, à l’époque, c’est 9000 personnes pour un CA de 2,3 milliard d’euros. Depuis la mort du fils du fondateur en 1987, Adidas souffre. Les héritiers de la firme se déchirent alors que  Nike et Rebook, qui ont exporté leur production en Chine, lui arrachent part de marché sur part de marché.

Bernard Tapie est pourtant bien décidé à emporter l’affaire

Après deux mois d’effort, il réussit à réunir dans une même pièce les cinq héritiers de l’empire Adidas.

Un exploit –  et malgré le nombre de personnes dans la pièce : les quatre soeurs, l’oncle, les avocats d’affaires et les banquiers, l’ambiance reste étonnamment glaciale.

Tapie est bien décidé à faire monter la température. 

La langue de la réunion est en anglais, une langue que Tapie maîtrise mal. Qu’importe, son banquier traduira, lui sait que ce qui compte ce sont moins les mots que l’intonation qu’il y met. 

Bonjour à tous ! 

Ça fait déjà 2 mois que nous discutons et je crois que vous appréciez ce que vous avez entendu pour le moment.

Adidas est une grande marque et VOUS en êtes les représentants ! C’est à ce titre que je vous fais cette proposition, dont votre regretté père ou frère, Horst Dassler, n’aurait pas à rougir. 

Je m’engage à investir 1 milliard de francs d’ici 1 an, de laisser le siège ici en Bavière et le tout sans supprimer d’emplois.

Ah et j’oubliais, cerise sur le gâteau, vous pourrez,vous et vos descendants, faire vos courses dans les magasins Adidas à vie.

Si les visages restent fermés, force est de constater que plusieurs nuques s’inclinent en signe d’acquiescement. 

Quelques semaines plus tard, Tapie signe le deal. 

Adidas est vendue 1,6 milliards de francs, le chiffre semble énorme et pourtant il est bien en deçà de la valeur réelle du groupe.

Rien n’est négligé pour annoncer le rachat d’Adidas par Bernard Tapie Finance. 

Le 7 juillet 1990, à la veille de la finale de la Coupe du monde de football, le Brésilien João Havelange, président de la Fédération internationale de football (Fifa), annonce :

Les responsables d’Adidas ont une grande nouvelle à vous communiquer. 

Côté à côte, le président du conseil de surveillance et le directeur exécutif d’Adidas prennent la parole 

Pour assurer la continuité de la société, nous avons décidé de vendre 80 % des parts du capital d’Adidas à Bernard Tapie Finance.

En face, Tapie est radieux dans son  complet croisé beige, c’est le plus beau jour de sa vie. Devenir leader mondial du sport lui a pris 9 mois et il compte bien y rester au moins 10 ans. Un engagement qu’il prend devant les français, les allemands, les salariés d’Adidas, les clients de l’enseigne. bref, devant le monde entier.

Croix de bois, croix fer, il n’est pas prêt de raccrocher les crampons. 

Sauf qu’un autre  scénario est en train de se mettre en place.

Le démantèlement de Bernard Tapie Finance.

(Photo by Franck FIFE / AFP)

La politique, un péché fatal

Une fois dans la place Bernard Tapie se rend vite compte que les choses ne sont pas simples et c’est un euphémisme. 

En premier, il faut bien avouer qu”il a les yeux plus gros que le ventre. 

Même achetée au rabais, Adidas lui coûte cher. 

À court de liquidité pour payer son acquisition, il emprunte l’essentiel de la valeur d’achat soit 1,6 milliard de francs sur deux ans.

Un  emprunt qu’il doit rembourser chaque mois. L’affaire de sa vie se transforme très vite en gouffre financier pour sa holding.

Conscient des enjeux et contrairement à son habitude, Tapie s’investit énormément chez Adidas la première année.

Il  restructure, coupe, vend, licencie et ce, malgré ses promesses.

Du Tapie dans le texte.

Et les résultats sont là. L’équipementier sportif fait un excellent démarrage de saison pour la première fois depuis longtemps. 

Dans la foulée, le logo d’Adidas est simplifié, les collections sont rajeunies et les vêtements,  emblématiques de la marque, sont relancés. Le  plan de restructuration et la délocalisation  en Asie portent leurs fruits. 

Deux ans plus tard, Adidas est à nouveau en croissance et renoue très vite avec les bénéfices. 

Une success-story pour un Bernard Tapie qui se voit bientôt l’égal d’un Bill Gates ou d’un Richard Branson.. Ou bien même d’un président de la république.

Et c’est là que le bât blesse.

Le député Tapie, élu en 1989, commence à afficher des ambitions démesurées. 

Le Nouvel Observateur ne s’y trompe pas, qui affiche sur sa une le 25 janvier 1990

 « Tapie, l’homme qui veut être président ».

L’homme d’affaires qui a su séduire le président Mitterrand, devient ministre de la ville en 1992, sous le gouvernement de Bérégovoy.

Tapie est à son apogée.

Media, business, politique, il est partout.

Le vendeur de télé du Bourget voit son nom côtoyer celui des énarques et autres  hauts fonctionnaires.

Un milieu feutré qui s’accommode peu du style du nouvel arrivant fort en gueule et aux  prises de paroles clivantes.

Il a beau répondre au desiderata de Mitterrand qui lui demande de se retirer des affaires, cela ne suffit pas.

Le businessman, rattrapé par les affaires, est mis une première fois en examen.

Il démissionne puis, blanchi, il redevient ministre.

Pour finalement quitter le gouvernement définitivement le 28 mars 1993.

Bernard Tapie n’aura fait en tout et pour tout que 5 mois comme ministre. 

Un mandat court pour un prix qu’il va payer cher, très cher. 

Le prix ? 

La vente de toutes ses participations dans les affaires à la demande du président dont celles emblématiques d’Adidas. 

Il s’était engagé à rester 10 ans chez Adidas, les dix années qui vont suivre vont être celles de l’enfer. 

La descente aux enfers

28 juillet 1994. 8h03. Paris.

Le concierge de la rue des Saint Père se retrouve nez à nez avec une étrange armada. 

Devant la porte s’impatientent un commissaire de police, un huissier,  un commissaire priseur… et une douzaine de déménageurs.

Ils sont venus saisir les meubles de Bernard Tapie sur ordre du Crédit Lyonnais

Le concierge hoquette de surprise… puis court aussitôt réveiller son patron.

Le député, pris au saut du lit, fulmine. Il presse sa femme Dominique de s’habiller ; lui même saute dans un jean avant de débarquer dans la cours de son hôtel particulier.

Mais impuissant, pour la première fois depuis longtemps, il ne peut que constater les dégâts. 

Le ballet des déménageurs commence sous ses yeux. Ils embarquent tout ce qui n’est pas le strict minimum pour vivre. 

Les cris et menaces de Bernard sur les officiels n’y font rien.

À la fin de la journée, la colère de Bernard résonne dans des pièces désormais vides.

Il faut bien comprendre que ce qui se passe ce matin-là n’est pas vraiment une surprise.

Depuis plusieurs mois le torchon brûle entre le Crédit Lyonnais et son partenaire Bernard Tapie. 

Quand Bernard Tapie cède ses parts dans les affaires à la demande du président Mitterrand, il se fait – disons le carrément – roulé dans la farine par le Crédit Lyonnais.

La banque,  par des montages habiles de sociétés offshore, rachète ses parts pour un prix minime puis les revend à l’homme d’affaires Robert Louis Dreyfus avec une plus value considérable.

L’arroseur est arrosé.

Pour autant,  le Crédit Lyonnais ne s’en sort pas indemne. D’une manière générale, la banque subit depuis plusieurs années une gestion catastrophique. Gestion qui l’amène à la quasi faillite.

Sans couverture, elle lâche totalement Bernard Tapie, prétextant un problème de document non fourni dans les délais requis. 

Tapie est ruiné et publiquement humilié par le Crédit Lyonnais devant les caméras de la France entière. 

Sans soutien, c’est sans surprise que sa chute continue, irrémédiablement. 

Lâché par la gauche puis par la droite, le 14 décembre 1994, Bernard Tapie est mis en liquidation personnelle par le Tribunal de commerce et devient inéligible pour 5 ans.

L’affaire du match truqué OM – Valenciennes de 1993 lui porte le coup de grâce. 

Le 28 novembre 1995, la Cour d’appel de Douai le condamne pour « complicité de corruption et subornation de témoins » à deux ans d’emprisonnement dont huit mois ferme, trois ans d’inéligibilité et 20 000 francs d’amende. La peine la plus lourde jamais prononcée en France dans une affaire de football, une peine jugée disproportionnée par de nombreux spécialistes judiciaires.

En 1996, il est condamné pour abus de biens sociaux dans l’affaire de société d’instruments de pesage, Testut et le 4 juin 1997 pour fraude fiscale avec sa société exploitant son bateau, le Phocéa.

Les condamnations tombent comme des petits pains sur Bernard Tapie mais c’est celle de l’affaire OM-Valenciennes qui l’amène en prison, ce jour de février 1997.

Il est accueilli en héros ce trois février 1997 à la prison de Luynes, près d’Aix-en-provence.

Tapie ! Tapie !” – scandent les détenus.

Pour Bernard, il y a méprise, il n’est pas des leurs. 

Pour la justice il en va autrement, Bernard passe la moitié de l’année 1997 en prison. 

En cage, Le lion dépérit. Il a besoin d’espace. Cette prison où s’entassent plus de mille détenus alors qu’elle est prévue pour moitié moins est un enfer pour lui.

Parfois, il passe des heures collé au sol pour tenter de percevoir le courant d’air sous la porte de sa cellule.

Pourtant le lion couché au sol n’est pas mort.

Il lui reste un dernier combat. Retrouver son honneur et son argent.

Combat et reconversion

À peu de chose près, on pourrait  dire que la sortie de prison de Bernard correspond à sa sortie dans les salles.

Interdit de football,  de direction d’entreprise et  inéligible, Tapie se révèle dans le cinéma, en éternel homme de spectacle. 

Claude Lelouch, lui offre un rôle  à sa taille et surtout un incroyable duo avec Fabrice Luchini.

Le succès lui permet d’enchaîner une carrière de comédien au théâtre, où il interprète, notamment, le rôle principal dans l’adaptation française de Vol au-dessus d’un nid de coucou.

Mais c’est un autre rôle qu’il va tenir les 20 années suivantes. 

Celui de David contre contre Goliath :  Bernard contre le Crédit Lyonnais. 

Suite à la vente de Adidas, Tapie se sent profondément floué. Il réclame à la banque d’abord  200 puis 900 millions d’euros pour avoir œuvré dans son dos.

La suite n’est qu’un feuilleton judiciaire sans fin.  

En 2005, la cour d’appel condamne la CDR, le consortium de réalisation créé pour sauver le Crédit Lyonnais, à payer 135 millions d’euros à Tapie.

La cour de cassation casse cet arrêt en 2006.

En 2008, la CDR accepte un arbitrage privé avec Tapie,  le tout avec le soutien de la ministre des finances, Christine Lagarde.

À l’issue de l’arbitrage, la CDR doit alors verser 400 millions d’euros à l’homme d’affaires.

Mais en 2013, l’arbitrage est annulé pour escroquerie en bande organisée. Parmi les 3 juges de l’arbitrage, un juge est accusé de conflit d’intérêt.

En 2015, Tapie est condamné à rembourser les 400 millions d’euros

La décision est définitive.

En 2020, les sociétés de Bernard Tapie sont placées en liquidation judiciaire.

Il  doit se résoudre à vendre son hôtel particulier de la rue des Saints-pères, sa villa à Saint Tropez ou encore le groupe de médias, La Provence.

L’homme est ruiné tant par les soucis d’argent que les soucis de santé

Été 2017, La Mandala – Saint Tropez.

Bernard Tapie joue avec ses deux chiens. Il court heureux dans sa propriété, libre. Piscine,  terrain immense, accès direct à la plage,  malgré ses déboires financiers, le gamin du bourget sait profiter de ce qu’il possède encore.

Alors qu’il renvoie un énième morceau de bois à Boboy, il déglutit –  péniblement. 

Gếné, Bernard n’y prête pas plus d’attention que cela, il a faim. Il passe à table et tout à son plaisir de l’été engloutit sa salade César.

L’homme mange aussi vite qu’il parle et parle aussi vite qu’il mange.

Brutalement, il s’étouffe, chaque déglutition est un problème. Il cherche désespérément l’air. 

Il n’a pas d’autre choix que de se rendre à l’hôpital.

Le diagnostic tombe : cancer de l’estomac et de l’œsophage.

Les médecins donnent alors à Bernard Tapie 1 an, maximum deux. 

Tapie le sait… il a peu de chance de réchapper d’un double cancer aussi avancé.

Pourtant encore une fois, Tapie déjoue les pronostics.

Epilogue: la mort de Bernard Tapie et son héritage

Condamné, il subit une première opération où on lui enlève les 3/4 de l’estomac et la moitié de l’œsophage.

À son réveil, il grimace. La douleur est intolérable. 

Il presse par deux fois la pompe à morphine comme l’infirmière lui a montré. 

La douleur s’efface, l’homme part dans les vapes.

Pour Bernard c’est impossible, il a besoin de toute sa conscience pour lutter.

Jamais plus il n’appuiera sur le bouton. 

Il préfère affronter son cancer la tête lucide

L’homme n’est pas masochiste.

S’Il refuse les anti-douleurs, c’est par conviction. Le dur au mal considère que la souffrance doit être affrontée l’esprit clair. 

Le trois octobre 2021, après quatre ans de lutte acharnée, il perd son dernier combat contre la mort. 

Entouré des siens, il s’éteint dans son hôtel particulier de la rue des Saints-Pères. 

L’enfant du Bourget, le redresseur d’entreprises, le directeur de l’OM meurt après 78 ans d’une vie intense.

Une vie que Bernard a toujours vécue pleinement, que ce soit dans les plus grandes joies ou dans les pires difficultés.

Une vie et une mort saluées par sa ville d’adoption, Marseille. 

Une vie saluée plus discrètement mais non moins sincèrement  par toute une génération d’entrepreneurs: Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon ou bien Marc Simoncini.

Tous lui doivent d’avoir incarné le goût du risque, l’ambition, la démesure. 

Une vie d’entrepreneur qui a inspiré des générations d’hommes et de femmes.

Et ça, c’est une autre histoire.

Notes et sources

Bernard Tapie, Leçons de vie, de mort et d’amour – Franz-Olivier Giesbert

Notre ami Bernard Tapie – Ian Hamel

Bernard Tapie, l’homme des affaires qui gagne et perd tout 1/2

Bernard Tapie, grande gueule cassée

Affaire du Crédit lyonnais – Wikipédia

Le Lyonnais saisit les meubles et objets d’art de Bernard Tapie

Affaire Tapie – Crédit lyonnais – Wikipédia

Bernard Tapie – Wikipédia

Ce que Bernard Tapie a révélé de la République

Comprendre l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais en 6 actes

Les sociétés de Bernard Tapie placées en liquidation judiciaire

Arbitrage du Crédit Lyonnais : l’affaire Bernard Tapie en six dates

Table des matières

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