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Whitney Wolfe – Bumble : comment une femme humiliée a pris sa revanche ?

Je vous emmène découvrir la vie d’une femme harcelée qui a su transformer ses épreuves en forces, la vie de Whitney Wolfe qui a 32 ans a créé la 1ère application de rencontre qui permet aux femmes de faire le 1er pas.


11 février 2021.

10h46. Austin. Texas.

Il pleut ce jour là.

Whitney Wolfe, tout habillée de jaune ananas est figée devant son écran.

Elle tient son fils, Bobby dans les bras.

Debout, rigide devant son pupitre blanc, elle fixe l’écran face à elle et le bouton qu’elle doit presser dans quelques instants.

Au moment où elle va appuyer, son fils de 18 mois commence à jouer avec ses cheveux.

Elle essaie de le calmer,  mais il n’en fait qu’à sa tête.

Finalement, elle maintient d’une main Bobby  et de l’autre  appuie sur le bouton de l’ordinateur qui marque l’introduction en Bourse de Bumble.

C’est le signal : des confettis et des ballons jaunes tombent en pluie du plafond.

Bobby s’arrête stupéfait et regarde émerveillé cette avalanche jaune.

Les gens applaudissent dans la salle.

Whitney esquisse un pas de  danse, son fils dans les bras, et  essuie quelques larmes d’un geste rapide.

Ca y est, Bumble, son projet d’une vie est coté au Nasdaq.

Je vous emmène aujourd’hui découvrir la vie d’une femme harcelée qui a su transformer ses épreuves en forces, la vie de Whitney Wolfe qui a 32 ans a créé la 1ère application de rencontre qui permet aux femmes de faire le 1er pas.

Si vous voulez écouter le podcast

Whitney Wolfe – Bumble: comment une femme humiliée a pris sa revanche ? L'apprenti


Table des matières

1 – Whitney Wolfe Herd, une fille sans histoire de l’Utah

2 – Harcelée pour la 2e fois dans sa vie

3 – La création de Bumble

4 – Le départ du principal actionnaire pour Mysoginie !

5 – L’introduction en bourse

Notes

Whitney Wolfe Herd, une fille sans histoire de l’Utah

Il était une fois à Salt Lake City sur la côte ouest des Etats-Unis, un promoteur immobilier, modèle de  réussite à l’américaine et une femme au foyer. L’homme et la femme était les parents d’une petite fille :

Whitney né en 1989

Une famille sans histoire, et c’est peut être pour cela que Whitney en voulait une. En tout cas, à cette époque elle est obsédée par Walt Disney et ses personnages… pas tant par les princesses mais surtout par le monde féérique de Disney.

En 2000, Whitney a 11 ans, la famille Wolfe prend un congé sabbatique d’un an à Paris. Cette expérience qui lui ouvre un nouvel univers qui la marquera à jamais. Elle découvre des enfants des 4 coins du monde dans une école internationale.

Et même si la famille Wolfe n’est pas mormone, les valeurs conservatrices de la religion imprègnent leur communauté. “Les femmes sont regardées si différemment ici”, dit une amie d’enfance des Wolfe.

L’homme est celui qui protège et à qui on obéit.

Arrivée au Lycée quelques années plus tard, c’est le désenchantement, elle vit sa plus terrible épreuve de jeune femme.

Son petit ami s’avère être un pervers qui  la martyrise,  il va même, un jour, jusqu’à la menacer avec un revolver.

Désarmée  face à cette violence incompréhensible pour elle, elle  déclare même :

“J’ai été victime d’une grave violence psychologique de la part de mon petit ami du lycée pendant mes années de formation, et cela m’a réduit à néant”

Elle finit par quitter l’Utah pour fuir  cette relation et intègre l’université méthodiste du Sud à Dallas, Texas.

Sur place, elle rejoint alors une sororité, l’équivalent masculin des fraternités dans son université.

Elle y est largement aidée par sa nature extravertie et sociable.. On s’y réunit toutes les semaines, on organise des évènements…

À la différence des associations de nos écoles de commerces, les fraternités sont une institution incontournable chez les étudiants américains. Elles font  partie intégrante de leur vie et de leur intégration sur le campus.

Dès l’université, Whitney se révèle entreprenante et  lance sa 1ère entreprise, une société de vente de tote bags en bambous… elle obtient d’ailleurs un succès de prestige quand des célébrités les portent aux Emmy Awards.

Diplômée en 2010, après avoir fait quelques mois de bénévolat à l’étranger elle regagne Los Angeles et commence à  travailler dans un incubateur de startup, Hatch Labs.

Elle vit  sa première expérience de startup avec  Cardify, une application qui digitalise les cartes de fidélité du commerce.

Cette application utilise notamment une façon de sélectionner les articles avec un mécanisme de balayage… Le SWIPE  totalement innovant à l’époque.

Le projet est finalement abandonné pour un autre, une startup de rencontre en ligne.

Elle y rejoint alors 3 ex salariés de Cardify ,Sean Rad, Jonathan Badeen, et son petit ami, Justin Mateen. Ils appliquent alors à la rencontre ce qu’ils ont appris chez Cardify, le swipe, la possibilité en balayant à droite ou à gauche, d’accepter ou de refuser un contact.

Et surtout ils font de l’application une application mobile native avec une inscription en 30 secondes.

Whitney est chargée du marketing et elle pose les fondements de la marque.

C’est elle qui trouve le nom Tinder, l’allume feu en anglais et imagine le célèbre logo en forme de flammes.

Elle s’inspire notamment des petits morceaux de bois dont son père se servait pour allumer le feu dans la cheminée de leur maison de campagne du Montana.

Surtout elle va chasser les utilisateurs pour Tinder directement  sur les campus universitaires… les étudiants étant leur 1er cible. Elle fait le tour des campus avec pizzas, prospectus, ballons, soirées…elle applique les mêmes principes que ce qu’elle a appris dans les sororités. Elle va jusqu’à installer l’appli sur le téléphone des étudiants qu’elle rencontre.

Fêtes, présence de la marque, alcool… Au bout de quelques semaines, tous les étudiants des campus utilisent Tinder.

Paradoxalement, alors qu’elle aide des milliers d’étudiants à se rencontrer,  sa relation amoureuse avec Justin Mateen se détériore.

Justin commence à montrer des signes de jalousie et d’agressivité.

Whitney se retrouve à nouveau perdue.

Elle a l’impression de revivre sa relation du lycée.

Mais elle n’est pas au bout de ses peines.

Ce sera bien pire.

Harcelée pour la 2e fois dans sa vie

Cette fois elle prend une décision plus rapide, elle décide de se séparer de Justin alors qu’ils sont encore dans l’entreprise et tous les 2 fondateurs.

Les conséquences sont immédiates.

Justin et plusieurs de ses camarades insultent Whitney en pleine réunion.

“Ferme la”

Brimades et vexations s’enchaînent, Ils lui demandent d’aller leur chercher le petit-déjeuner comme un vulgaire sous-fifre,  ou discutent ouvertement en réunion de la taille de ses seins ou des ses fesses.

Quelqu’un va même jusqu’à lui cracher au visage lors d’une soirée en la traitant de pute.

Et ce n’est pas Justin qui va calmer le jeu, depuis leur séparation, il lui envoie textos et mails obscènes.

Brisée Whitney quitte la société début 2014.

Mais cette fois, elle ne va pas  se laisser faire…

Elle prend une avocate et porte plainte contre Tinder pour harcèlement et discrimination.

Elle va plus loin dans sa plainte et  précise qu’elle a été évincée du poste de VP marketing et de son titre de cofondatrice à cause de son sexe, car comme lui a dit Justin, être avec une femme comme co-fondatrice donne l’impression que la société est une blague et dévalorise la société.

Malgré les preuves qui s’accumulent, son vécu et ses affirmations sont remis en question. Elle se retrouve menacée et attaquée sur les réseaux sociaux.

Finalement Tinder craque le premier et accepte très rapidement un accord :  1 million de dollars à Whitney contre l’arrêt de toute procédure.

Lessivée,  Whitney met 6 mois avant de se relever.

Elle ne veut plus jamais entendre parler de sites de rencontres en ligne et veut lancer un site d’un nouveau genre où les femmes échangent compliments et gentillesses.

Elle a besoin de réconfort et de retrouver du sens après sa 2e expérience de harcèlement.

Le 24 septembre 2014, alors qu’elle vient juste de se mettre d’accord avec Tinder, elle reçoit un mail d’un personnage qu’elle ne connait pas : Andrey Andreev.

Un  milliardaire russe de 40 ans installé à Londres qui va changer sa vie à jamais.

La création de Bumble

Ce 24 septembre 2014, Whitney se remet à peine de son expérience chez Tinder qu’elle reçoit un mail étrange.

Un milliardaire russe, Andrey Andreev veut lui parler d’un projet de site de rencontre.

Lors de leur 1er échange téléphonique, Andrey lui dit qu’il veut créer une application de rencontre bienveillante… Whitney lui répond qu’elle le fera uniquement si  les femmes peuvent garder le contrôle.

Andrey accepte ses conditions et finit par la convaincre. Il s’ensuit une quinzaine d’aller-retour entre Austin et Londres.

Mais qui est vraiment Andrey Andreev ?

Russe né en 1974, précurseur du web. Il a créé le 1er équivalent de Google Ad Words puis le 1er site de rencontre en-ligne en russie en 2004. Il les revend à une société d’investissement russe et il devient rapidement riche.

En 2006, installé à Londres, il enchaîne avec Badoo, un site de rencontre en-ligne totalement gratuit… contrairement à ses concurrents (Meetic, Eharmony…). Il se rémunère avec la mise en avant des profils et d’autres fonctionnalités payantes.

Badoo est un succès monstre dans de nombreux pays avec 360 millions d’utilisateurs dans le monde et génère plus de 150 millions de dollars de revenus.

Bumble sera la revanche de Whitney, une manière de manifester au monde entier et à ses ex associés  sa valeur réelle. Qui plus est, ce sera un site où les femmes ont le pouvoir.

Andrey lui fournit l’équipe d’ingénieurs basée à Londres pour créer l’application et investit 10 millions de dollars.

Il détient par l’intermédiaire de Badoo, 80% des parts et 20% pour Whitney.

Whitney recrute alors une ancienne camarade de l’université, Caroline Roche. Les voilà installées dans la chambre d’ami  des parents de Whitney à Austin.

Whitney répète les mêmes recettes qui ont fait le succès de Tinder.

Aller sur le terrain et convaincre les utilisateurs sur place.

Les deux femmes passent semaines et WE à parcourir les campus du Texas avec sweats jaunes et ballons aux couleurs de Bumble. Elles distribuent jeux, bières et pizzas et tout ça gratuitement.

Elles  présentent Bumble comme une application conviviale pour les femmes loin du  spamming masculin qu’elles retrouvent sur d’autres sites.  Comme celui de Tinder par exemple…

Mais Whitney ne s’arrête pas là.

Elle trouve le nom, le logo et surtout elle définit le positionnement.

Son slogan

“Faites le premier pas”

s’adresse directement aux femmes.

Avec l’aide de 2 designers, transfuges de Tinder, elle dessine l’appli Bumble.

Bumble est lancée en décembre 2014 et elle recrute une dizaine de femmes salariées pour démarrer.

Même principe que Tinder, les utilisateurs swipent à gauche ou à droite selon leurs préférences.

Le succès est immédiat.

1 million d’utilisateurs, dès la 1ère année, puis en 2016, 8 millions jusqu’à 42 millions en 2020.

Le modèle économique est basé sur des achats intégrés pour booster le profil ou pour avoir plus de swipes. Pour s’assurer de toucher un maximum de personnes, elle diversifient les offres et les tarifs.

Une politique et un mode de fonctionnement qui donne des résultats : environ 10% de leur base paie contre 5% pour Tinder…

Mais Whitney a une vision de Bumble plus large.

Elle ne veut pas simplement être un tinder de rencontre, elle élargit son concept et lance Bumble BFF, une appli dédiée aux amitiés platoniques en 2016 et Bumble Bizz, une appli pour aider les gens à se mettre en relation avec des contacts professionnels potentiels.

Malgré les galères pour recruter ses 1ers salariés, à cause de son départ médiatisé de Tinder, elle continue à embaucher. Et qu’importe ceux qui ne veulent pas venir travailler avec elle, elle puise dans le vivier et le réseau de ses amies.

En 2020, l’entreprise installée à  Austin peut s’enorgueillir de compter plus de 600 salariés.

Parce que oui, le siège de Bumble reste Austin, proche du cocon familial.

Le siège s’appelle la Ruche.

Le bâtiment peint en jaune vif, voit ses couleurs se décliner à l’intérieur : jaune verge d’or,  jaune canari, jaune banane. La cabine téléphonique, les étagères, le garde-manger ont tous la forme caractéristique de nids d’abeilles.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’en 2019 quand le propre fondateur et principal actionnaire de Bumble, Andrey Andreev, est accusé de misogynie et de comportement inapproprié envers les femmes.

Un comble !! Ou alors est-ce le monde la tech qui a un problème avec les femmes ? Quoi qu’il en soit Whitney semble voir l’histoire se répéter encore une fois.

Le départ du principal actionnaire pour Mysoginie !

8 juillet 2019.

Forbes titre “Enquête exclusive : Sexe, drogues, misogynie et débauche au siège du propriétaire de Bumble.” Si ce n’est pas directement Bumble qui est visé mais directement Badoo, le scandale est retentissant.

Sur 3 pages d’une enquête journalistique  fouillée, 13 anciens employés de Badoo décrivent une entreprise de 600 personnes qui semble clairement toxique, en particulier pour les femmes.

Les mises à jour de nouvelles versions des applis portent le nom de stars du porno,  et même une vidéo d’un employé recevant une fellation d’une prostituée est largement diffusée en interne. Les soirées chez Badoo mélangent allègrement coke et prostituées.

Andrey Andreev apparaît comme un leader excentrique et manipulateur.

Pourtant Whitney qui a passé la période de création de Bumble à Londres avec Andreev explique qu’elle n’a jamais été témoin d’un comportement toxique au siège de Badoo.

Elle soutient fermement Andreev. “Il est devenu ma famille et l’un de mes meilleurs amis”.

Pourtant, devant le scandale de ces révélations qui entachent Bumble, la pression se révèle insupportable.

Les agissement en interne chez Badoo  sont en total contradictions avec les valeurs de Bumble prônées par Whitney.

Andrey Andreev, affaibli par le scandale, cède alors  ses part en novembre 2019 au fonds d’investissement Blackstone pour 3 milliards de dollars et se retire complètement de l’entreprise.

Whitney Wolfe devient alors la PDG de l’ensemble du groupe et incluant donc Bumble, Badoo et d’autres sites.

Whitney est désormais seule pour défendre tout ce pour quoi elle s’est battue.

Redonner la puissance aux femmes.

Son histoire personnelle est tellement imbriquée avec sa cause… entre harcèlement et discrimination, notamment dans le monde de l’IT.

Elle se fait le porte étendard des mouvements de femmes et est même vue comme une féministe.

Les conséquences ne se font pas attendre et en juin 2018, elle reçoit des menaces d’un site néonazi qui publie son mail et son téléphone. Des menaces qui la contraignent à  embaucher un garde du corps.

Pour aligner sa vision des femmes, elle est pourtant réaliste.

“Est-ce que je pense que si une femme fait le premier pas sur Bumble, nous allons résoudre tous les problèmes des femmes dans le monde ? Non”, répond Whitney.

“Est-ce que je pense que c’est un bon premier pas pour recalibrer un système séculaire qui nous met tous en situation d’échec, hommes et femmes ? Oui. Et oui parce qu’Internet a le méga pouvoir de modifier les comportements – si vous l’utilisez pour le bien.”

Elle met en place une politique de contrôle avec des garde-fous comportementaux et la modération du contenu sur Bumble.

“Nous aurions bloqué Donald Trump il y a des années s’il avait utilisé notre produit”, affirme Whitney.

La dernière initiative de Whitney sur Bumble vise à lutter contre le “body shaming” en interdisant les “commentaires non sollicités et désobligeants sur l’apparence, la forme, la taille ou la santé d’une personne”.

Tout sourit donc pour Whitney Wolfe, devenue en 2017 Whitney Wolfe Herd, s’étant mariée avec Michael Herd, magnat texan du pétrole.

Et l’accomplissement de sa vie arrive le 11 février 2021 avec son fils dans les bras.

L’introduction en bourse

Ce 11 février 2021 est un jour spécial pour Whitney Wolfe Herd.

La ruche, le siège de Bumble est sous tension.

Il est 10h30.

Whitney s’installe au pupitre blanc, prêté pour l’occasion par le Nasdaq et d’où elle doit lancer l’entrée en bourse.

En direct de la grande salle d’entrée du siège de Bumble, elle commence son discours retransmis par la chaîne du Nasdaq.

“L’importance pour une femme de faire le premier pas n’est pas exclusive au monde des rencontres, c’est un changement puissant, donnant aux femmes confiance et contrôle”.

Émue, elle a  à peine fini son discours que son mari, Michael, lui tend dans les bras son fils de 18 mois, Bobby.

Bobby commence à s’agiter alors que Whitney attend le Go pour appuyer sur le bouton qui validera officiellement le 1er jour de cotation au Nasdaq.

L’équipe est alignée autour d’elle, une partie en distanciel via la vidéo et dans le hall d’entrée de Bumble, son cercle rapproché.

Bobby commence à lui gratter le visage, le sourire de Whitney se fige.

Elle appuie alors sur le bouton du pupitre, ballons et  confettis jaunes jaillisent du plafond.

Bobby s’arrête émerveillé devant le spectacle comme devant un film de Disney.

Whitney verse quelques larmes, puis danse soulagée avec son fils dans les bras.

Après ce moment poignant, elle échange quelques mots avec les salariés présents et  se retire avec son mari et son fils.

Épuisée par les émotions, elle ne ressent pas de sentiment de victoire.

Une fois hors des regards, son premier réflexe est de changer de vêtements.

“Mes pantalons sont trop serrés”, dit-elle.

Plus tard, elle avoue même souffrir d’un certain syndrome de l’imposteur.

“Un jour comme aujourd’hui, alors que tout le monde fait la fête, je regarde toujours par-dessus mon épaule, en me disant que nous devons faire plus.”

Elle n’oublie pas d’où elle vient et surtout ce qu’elle a traversé.

Elle a pris sa revanche sur ceux qui l’ont humiliée, harcelée, brimée.

Elle reste lucide et consciente de la toxicité du monde professionnel pour les femmes.

Avec son rôle de modèle, elle veut montrer aux femmes qu’elles peuvent elles aussi créer et entreprendre malgré l’adversité.

Aujourd’hui, Whitney Wolfe Herd ouvre, un nouveau chapitre de son histoire.

Et pas seulement celle de Bumble, celle aussi d’une histoire plus personnelle.

Et ça, c’est une autre histoire.

Notes

Andrey Andreev, le mystérieux magnat des applis de rencontre

Andrey Andreev – Wikipedia

Bumble IPO: The female founder behind the dating app making market history

Andrey Andreev sells stake in Bumble owner to Blackstone, Whitney Wolfe Herd now CEO of $3B dating apps business

Blackstone s’empare des pépites du dating Badoo et Bumble

Whitney Wolfe Herd, la plus jeune femme introduite au Nasdaq

Analysis | Why are Tinder and Bumble fighting? Here’s everything you need to know.

Whitney Wolfe Herd reveals she almost walked away from Bumble

Women Making History: Bumble CEO Whitney Wolfe Herd – Lioness Magazine

How Whitney Wolfe Herd Turned a Vision of a Better Internet Into a Billion-Dollar Brand

Whitney Wolfe Herd, la plus jeune femme introduite au Nasdaq

How Whitney Wolfe Herd used Bumble dating app as a front to fight Misogyny. – Your Site Title

The Power of Great Mentors: Whitney Wolfe Herd’s Story

Table des matières

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