Comment une coach et entrepreneuse, Marie-Hélène Dini a échappé à un assassinat ?

Découvrez l’histoire réelle d’une coach traquée par une équipe de tueurs. Marie-Hélène Dini, entrepreneuse et chef d’entreprise, a eu le tort de gêner.


Vendredi 24 juillet 2020

Marie-Hélène Dini écoute d’une oreille distraite le bulletin météo à la radio. Elle est en retard. 

Elle jette un regard rapide à son téléphone, 8h25.

Elle est très en retard.

Alors qu’elle part habituellement à 7h45, la voilà seulement en train d’enfiler son manteau dans l’entrée de son appartement.

Dans l’ascenseur, la dirigeante et fondatrice du groupe de coaching Ulysse commence à ré-organiser sa journée pour tenir compte du décalage et du retard.

La tête penchée sur son téléphone, Marie-Hélène ne voit pas tout de suite l’attroupement en bas de chez elle.

Quand elle finit par le remarquer, elle s’arrête d’un seul coup

Une dizaine de policiers en uniforme entourent une Clio noire.

Une situation incongrue dans cette résidence cossue de Créteil.

Marie-Hélène respire, reprend sa respiration et s’approche des policiers.

“Circulez Madame, il n’y a rien à voir !”

Le policier qui s’adresse à Marie-Hélène est tendu.

“Mais monsieur, j’ai été agressée il y a quelques semaines, et c’est la même voiture qui était là, je l’ai signalé aux policiers de Créteil.”

“C’est noté, madame, merci.”

Le ton est sec et sans appel. 

Marie-Hélène s’éloigne la boule au ventre, elle a brusquement peur, très peur

Bienvenue dans une affaire qui défraie la chronique… quand une entrepreneuse, Marie-Hélène Dini, coach, directrice d’une école de coach et présidente d’un syndicat professionnel se retrouve agressée puis menacée. C’est tout une affaire d’état qui se déclenche.

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Table des matières

MARIE-HÉLÈNE DINI

LA PREMIÈRE AGRESSION, LA PEUR ET L’ATTROUPEMENT

LA PEUR

UNE VÉRITABLE FILIÈRE DU CRIME

FRANC-MAÇON ET CONCURRENTS

JEAN-LUC AVELLA BAGUR, LE CONCURRENT MÉCONTENT

ÉPILOGUE : LA VIE POUR MARIE-HÉLÈNE DINI

Comment une coach et entrepreneuse, Marie-Hélène Dini a échappé à un assassinat ?

MARIE-HÉLÈNE DINI

Marie-Hélène a 55 ans en cet été 2020.

Une femme de tête qui affiche alors un très beau parcours professionnel.

Au début des années 2000, après 15 ans de carrière réussie dans les services administratifs et financiers de l’entreprise, elle souhaite évoluer.

Passionnée par l’accompagnement et le développement personnel, elle devient coach. 

Marie-Hélène a ensuite envie d’aller plus loin, elle se forme aux principales techniques d’accompagnement : Process Communication Management (PCM), analyse systémique, PNL, hypnose, coaching en entreprise, etc..

En 2004, elle ouvre son école de coachs professionnels, école MHD formation.

Loin de l’image d’épinal du coaching, cette mère de famille divorcée veut en montrer une représentation plus réaliste et exigeante.

C’est cette image qu’elle affiche en 2017 dans premier son livre  : « La formation au coaching : Déontologie et savoir-être ».

En 2019, elle devient présidente du tout jeune SIMACS, Syndicat Interprofessionnel des Métiers de l’Accompagnement, du Coaching et de la Supervision. 

Un syndicat dont l’objet est de labelliser le coaching.

À l’aube des années 2020, le coaching est une activité en plein développement et où l’on peut trouver “un peu de tout”.

Et c’est précisément, ce “un peu de tout” qui fait grincer des dents de Marie Hélène. 

À plusieurs reprises elle s’écharpe avec des confrères, notamment lors de réunion du SIMACS.

“Jean-Luc,  je suis désolé mais une formation de coaching ne peut se faire uniquement par téléphone. Le syndicat ne peut clairement pas labelliser ce type de pratique.”

“Marie-Hélène, excuses moi mais quand j’entends ça, c’est la directrice de MHD formation qui parle ou  la représentante du syndicat ?” 

“Non, Jean-Luc, tu ne peux pas dire ça. Tu sais et tout le monde sait autour de cette table que déontologiquement, je ne me permettrais jamais ça !”

“Du point de vue déontologique je ne sais pas mais pour ce qui est de niveler le marché par le bas, c’est sûr, c’est ce qui va se passer avec ce label…” 

Marie-Hélène sort épuisée de cette énième confrontation. Professionnaliser le secteur du coaching est un combat de tous les jours.

Un combat qui va bientôt quitter l’atmosphère feutrée des salles de réunions pour gagner celui de la rue.

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LA PREMIÈRE AGRESSION, LA PEUR ET L’ATTROUPEMENT

24 octobre 2019

Marie-Hélène Dini sort de chez elle, les cheveux encore mouillés, elle est tout  juste à l’heure pour ne pas dire en retard. 

Elle ne remarque pas les deux hommes qui passent à sa hauteur.

Marie-Hélène, sans aucun avertissement, vient d’être frappée à la tête. Quand elle reprend connaissance elle est à terre en train de se faire rouer de coup. 

Coups de pied à la tête. 

Coups de pied au ventre.

Ses deux agresseurs s’emparent de son sac à main et de son ordinateur, avant de s’enfuir dans leur voiture.

Une Clio noire comme témoigne, plus tard, l’un des voisins.

C’est une Marie-Hélène traumatisée qui se relève difficilement.

Suite à son agression, elle bénéficie de quinze jours d’arrêts temporaires de travail.

Quinze jours pour se remettre de cette violence gratuite.

La faute à “pas de chance” se dit-elle. Elle est au mauvais endroit au mauvais moment.  

Ça arrive.

Mais quand ça recommence peut-encore à parler de hasard ?

24 juillet 2020

Marie-Hélène Dini écoute d’une oreille distraite le bulletin météo à la radio. Elle est en retard. 

Houcemeddine est lui tout juste à l’heure pour déposer son fils à la crèche.

Alors qu’il remonte tranquillement la rue, un détail l’interpelle, il ne sait pas trop quoi mais cette Clio noire est bizarre. Il n’aime pas ça, par acquis de conscience il revient sur ses pas pour essayer de comprendre ce qui se passe.

L’homme au volant semble assoupi mais très vite Houcemeddine s’aperçoit qu’il l’observe discrètement par le biais du rétroviseur. 

“Police nationale je vous écoute”

“Écoutez, je vous appelle depuis la résidence ***** à Créteil, je viens de voir deux individus dans une Clio noir à l’arrêt qui font semblant de dormir…”

“Monsieur, mais en quoi cela concerne la police ? Ils vous ont agressé ?”

“Non, mais c’est vraiment bizarre, ils ont des gants et surtout des cagoules qui dissimulent leur visage…”

Quand Marie-Hélène sort de chez elle, il est trop tard pour les deux hommes.

La police encercle leur véhicule.

Il est 8h30 quand elle demande ce qui se passe au policier et surtout les informe qu’une même Clio noire a été vue le jour de son agression.

Une information qu’elle réitère à plusieurs reprises dans la journée, quand elle appelle le commissariat pour en savoir plus et comprendre ce qui se passe.

Marie-Hélène commence à prendre peur entre chaque appel au commissariat, elle se rejoue la chronologie des événements.

8h10,  son voisin signale la Clio noire à la police.

8h25, la police intervient.

A 8h30, elle quitte son appartement.

Et si elle était partie à 7h45 de la maison comme chaque matin  ?

Que se serait-il passé ?

Marie-Hélène commence à avoir peur.

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LA PEUR

25 juillet 2020. Autoroute A13. Échangeur de bois d’Arcy.

“Zut, un appel masqué, Ah ! J’ai horreur de ça. Oh et puis je réponds, on sait jamais !”  

“Bonjour Madame Dini, c’est la police. Vous n’êtes pas à votre domicile ? On aimerait vous voir, on est devant chez vous”

“Euh bonjour, c’est-à-dire que je suis en route pour un déménagement, ça ne peut pas attendre ?”

“Non, malheureusement, nous avons besoin de vous maintenant.”

Marie-Hélène fait demi tour, le déménagement de sa fille et Conforama vont devoir attendre.

Une fois devant son appartement, elle s’aperçoit que “la police” s’avère être une véritable équipe en civil composée de plus d’une dizaine de personnes.

Un policier en civil qui se présente comme le responsable lui tend un badge pour s’identifier.

Dans la tête de Marie-Hélène, une petite musique tourne.

“N’importe qui peut falsifier un badge, aujourd’hui”

Cette fois les policier sont directs et n’éludent pas les questions de Marie-Hélène

“Madame, il faudrait qu’on perquisitionne votre appartement.” 

“Mais pourquoi ?” 

“Madame, vous avez été victime d’une tentative d’homicide.”

La situation est absurde tout comme la fouille de l’appartement qui s’ensuit. Marie-Hélène regarde pièce après pièce, les policiers fouiller son appartement pendant près de quatre heures. Ils ouvrent les tiroirs, soulèvent les matelas, tapent contre les murs à la recherche de micros ou de documents . 

Quand Marie-Hélène croit que c’est fini, il n’en est rien. Sous ses yeux sidérés, elle regarde la police désosser sa voiture et son scooter. 

25 juillet. 21h20. Le Bastion

Cela fait maintenant plusieurs heures que Marie-Hélène est interrogée par la police au bastion, le nouveau QG de la police depuis que le Quai des Orfèvres a été déménagé. Elle ne comprend toujours pas ce qu’on lui veut exactement. Pourquoi a-t-on tenté de la tuer, elle, une  “simple” cheffe d’entreprises spécialisée dans la formation de coachs ? 

Elle n’en sait rien et en attendant, elle doit détailler toute sa vie devant les policiers. Son enfance, ses amitiés, ses amours, et bien sûr ses ennemis…

Sans véritable réponse des policiers à ses questions, Marie-Hélène se demande si elle va sortir un jour du commissariat, d’autant plus que les questions se font de plus en plus soupçonneuses.

“Avez vous des liens avec des services d’états étrangers ?”

“Selon vous, pourquoi seriez-vous visée par une tentative d’assassinat à l’initiative d’individus membre de services de l’État français ou étrangers ?”

Désarçonnée, Marie-Hélène cherche désespérément dans sa tête si l’une de ses six sociétés pourrait avoir un rapport quelconque avec les questions absurdes qu’on lui pose.

La police finit par lui avouer qu’on la soupçonne d’être une espionne du Mossad, le service de renseignement israélien. Un contrat à ce titre est même mis sur sa tête.

Elle n’a pas plus d’info pour autant et les questions aberrantes continuent.

“Vous connaissez-vous des ennemis ?”

“Professionnellement oui, des gens qui peuvent dire du mal de moi, vouloir que je démissionne du syndicat ou que mes sociétés coulent. Il y a beaucoup de concurrence mais de là à vouloir me tuer, je n’y crois pas. C’est complètement disproportionné.”

Les policiers ne semblent pas perturbés pas plus que ça par les réponses de Marie-Hélène. 

Elle quitte le commissariat inquiète des soupçons qui pèsent sur elle.

Le lendemain quand elle revient signer sa déposition, toute ambiguïté sur son éventuel rôle d’espionne semble être levée.

Elle est soulagée.

Elle ne devrait pas. La suite est même pire.

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UNE VÉRITABLE FILIÈRE DU CRIME

Pour les policiers, l’affaire commence vraiment le 24 juillet 2020.

Alertés par le voisin de Marie-Hélène, les policiers arrivent sur place pour contrôler la Clio noire. Ils constatent au premier coup d’œil que la voiture est faussement plaquée.

Les deux hommes à l’intérieur se laissent étonnamment arrêter sans résistance. 

Il y a même chez eux une certaine bonhomie, comme s’ils se sentent en sécurité, voire au-dessus de la police.

La fouille du véhicule et des individus révèlent un inventaire à la prévert, dont seuls les procès verbaux ont le secret.

Une cagoule vert kaki.

Des bouchons d’oreilles.

Deux couteaux à cran d’arrêt de l’armée française.

Le “ singe nu “,  un livre qui prétend montrer l’homme dans sa vérité d’espèce animale.

Un boitier de tracker GPS

Un téléphone à la caméra obturée.

Et, un pistolet semi-automatique Browning de calibre 9 mm avec une balle engagée dans le canon.

Nuit du 24 au 25 juillet 2020. Le bastion.

“Écoutez collègue…”

“Collègue… pardon je ne crois pas, je vous rappelle que vous êtes en garde à vue pour tentative d’homicide.”

“Vous allez comprendre, mon partenaire et moi dépendons du service action de la DGSE. Madame Dini est une espionne du Mossad que nous avons ordre de neutraliser.”

À ces mots, l’officier de police judiciaire arrête sa frappe sur le clavier.

Ces gros poissons là sont pour la brigade Criminelle.

Cette dernière prend le relais et apprend vite que les deux hommes sont effectivement rattachés à la base militaire de Cercottes.

Mais à aucun moment Dagomar et Abélard, leurs noms de code dans les services secrets, n’ont été envoyés en mission. 

Et impossible d’en savoir plus, les deux hommes refusent de parler.

“Sur les conseils de mon avocat, je ne répondrai pas à cette question.”

Le téléphone trouvé dans la Clio est plus bavard. 

L’adresse d’un contact dans le répertoire correspond visiblement à l’endroit où le téléphone a été stocké avant d’être confié aux deux barbouzes.

Le passager de la Clio finit par craquer sous la pression.

“Oui, le contact dans le téléphone est bien celui du commanditaire, c’est lui qui a tout fait… Il nous a fourni la Clio noire et il a même déposé un tracker sur la voiture de la cible.”

Paris, rue d’Avron, XXème arrondissement. 29 juillet. Six heures du matin.

Police, ouvrez la porte ! 

Le commissaire Michel Faury, patron de la brigade criminelle, arrête Sébastien Leroy alias Arrows.

Si l’homme a bien participé à l’opération, il s’avère qu’il est plutôt « coupe-circuit » que commanditaire, son rôle consiste à faire le lien comme il l’explique à la juge d’instruction.

“Celui qui a commandité l’assassinat, c’est le vieux. Il m’a demandé si c’était dans mes moyens. Si j’étais capable d’avoir une équipe pour tuer cette femme. Je lui ai dit que j’allais voir. C’est là que j’ai commencé à prospecter. C’est le vieux habituellement qui me contacte, moi,  je ne sais pas comment le contacter.”

Sébastien Leroy n’en dit pas plus

Cette fois, c’est le téléphone de la femme de Sébastien Leroy qui parle. 

Dans ses contacts un certain Daniel Beaulieu.

Un ancien commandant de la DGSI.

Un personnage digne d’un roman de John Le Carré.

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FRANC-MAÇON ET CONCURRENTS

Daniel Beaulieu possède une carrière exceptionnelle dans le milieu de l’espionnage.

Une carrière qui se termine en 2009 pour ce qui concerne le service de l’État. L’homme n’a pas pour autant envie de s’arrêter, il crée donc cette année-là sa société de protection privée.

Daniel doit aussi assurer son train de vie plus que coûteux. Le vieux mène en effet une double vie depuis plus de vingt ans. Femmes et enfants d’un côté et maîtresse de l’autre.

Enfin, comme pour accentuer son côté romanesque, il se rend une fois par mois en chemise, gants blanc, cravate et costume à Puteaux. 

Une fois par mois comme les autres membres de la loge maçonnique Athanor.

Le vieux est frère. 

Et c’est à la loge Athanor qu’il rencontre Frédéric Vaglio.

Lui, c’est un ancien journaliste du Dauphiné Libéré qui dirige maintenant trois sociétés de sécurités privées.

Le vieux et Vaglio s’entendent comme larrons en foire. L’entregent et le savoir-faire de Beaulieu sont une aubaine pour Vaglio.

Alors lorsque que l’on demande à Vaglio de neutraliser Marie-Hélène Dini c’est tout naturellement vers son frère en loge qu’il se tourne.

À ce moment, la chaîne de commandement identifiée tombe comme une série de domino et les uns et les autres se mettent à table. 

D’abord Le vieux lors de son audition le 22 janvier 2021

“Quelques mois après son agression, Vaglio est revenu vers moi,  il voulait savoir si on pouvait exécuter Dini. Leroy n’était pas chaud, alors pour le motiver je lui ai dit qu’elle appartenait au Mossad.”

Beaulieu surenchérit

“Oui Brigadier, j’avais conscience qu’il s’agissait d’un crime mais j’avais besoin d’argent. Ces 50 000 euros tombaient à pic.”

Puis c’est au tour de Frédéric Vaglio sous la pression de lâcher le morceau.

Il n’est pas le commanditaire initial comme il l’explique à la juge d’instruction.

Le véritable commanditaire n’est autre le frère Jean-Luc.

Jean-Luc Avella Bagur le dirigeant de Linkup coaching

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JEAN-LUC AVELLA BAGUR, LE CONCURRENT MÉCONTENT

Jean-Luc Avella Bagur est réputé pour ses pratiques commerciales agressives.

Et c’est vrai que lorsque l’on demande à Marie-Hélène de trouver quelqu’un qui lui en veut, elle pense à lui. Notamment à cause de leurs différents au SIMACS sur la question de la labellisation du coaching.

S’il s’agit pour elle d’un différend professionnel pour Jean-Luc, très vite il est plutôt question de vie ou de mort.

Vérité ou fantasme, il a l’impression que la labellisation du coaching va faire couler son entreprise.

Dès 2019, Jean-Luc demande à Frédéric Vaglio d’obtenir des renseignements sur les démarches entreprises par sa concurrente. C’est là qu’intervient l’agression de Marie-Hélène.

Mais la fondatrice de MDH coaching continue à faire avancer le dossier de labellisation du métier de coach.

Jean-Luc Avella Bagur se résout alors à y mettre un terme définitif.

“Frédéric, ça suffit avec la Dini, il faut que ça s’arrête !”

“Jean-Luc,  je peux faire quelque chose pour toi mais il faut mettre les grands moyens. Tu comprends bien ce que ça veut dire ?”

“Oui, je comprends.”

“Non, Jean-Luc, tu comprends vraiment ce que cela implique.”

“Oui, Frédéric, oui.”

“Ok 75 000 euros, moitié en liquide, moitié que je te facture.”

“C’est cher Frédéric, est-ce qu’on peut envisager de faire…”

“C’est le prix pour ce que tu demandes, Jean-Luc.”

Quelques mois plus tard, dans le bureau de la juge d’instruction, Jean-Luc confirme son intention de tuer Marie-Hélène Dini.

“Oui, clairement. J’ai accepté la proposition qui m’a été faite par Vaglio, j’ai accepté sa proposition de neutralisation de Marie-Hélène Dini. Je comprends dans ce terme la même chose que vous.”

“Sa mort ?”

“Attenter à ses jours…”

“Sa mort ?”

“Bah oui, voilà…” 

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ÉPILOGUE : LA VIE POUR MARIE-HÉLÈNE DINI

À quel moment peut-on souhaiter la mort d’un de ses concurrents ?

C’est la question récurrente qui anime Marie-Hélène Dini, le milieu du coaching et d’une manière plus générale toutes celles et ceux qui ont eu connaissance de cette histoire.

En voulant labelliser le coaching et ses pratiques, Marie-Hélène veut juste proposer des repères clairs et éthiques pour les entreprises et les futurs coachs.

Le secteur est neuf, plein de vitalité, avec les qualités et les défauts de sa jeunesse. 

Inventivité, dynamisme mais aussi parfois avec une rigueur qui n’est pas au rendez-vous, notamment dans les formations.

Mais pour Jean-Luc Avella Bagur ce secteur, comme le reste du monde de l’entreprise : c’est le Far West. Au sens propre du terme.

Et ses problèmes, Jean-Luc les règle comme au Far West : armes à la main.

Enfin, il paye des gens pour ça. 

Quand Marie-Hélène veut développer un secteur en lui apportant de nouveaux outils, Jean-Luc veut juste tuer la concurrence.

Deux visions qui s’affrontent.

Finalement, Marie-Hélène ne devra la vie qu’à un heureux concours de circonstances.

Un concours qui lui permet de continuer à développer ses entreprises, à  créer et à proposer sa vision du monde.

Au bénéfice de toutes celles et ceux qui travaillent avec elles ou sont formés par ses équipes.

Celles et ceux qui écriront l’histoire du coaching demain.

Et ça, c’est une autre histoire.

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Notes

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