Comment Gilbert Trigano a fait du Club Med un phénomène mondial ?

Gilbert Trigano a non seulement créé le Club Méditerranée mais il est aussi un fin négociateur qui a fait de cette entreprise, une entreprise mondiale, surfant sur le développement du tourisme.


“Trigano & fils, j’écoute ?” 

“Oui, bonjour monsieur, Gérard Blitz à l’appareil. Je cherche des toiles de tentes pour mon village de vacances et …”

“N’ajoutez rien monsieur, passez donc le voir au magasin ce matin,  vous m’expliquerez tout cela de vive voix.”

“Merci de me recevoir et qui devrais-je demander ?”

“Moi-même, Gilbert Trigano !”

Gilbert lève la tête, au bruit de la porte, pour découvrir la personne qui vient de rentrer dans son bureau. Le jeune homme qui vient de pénétrer dans son bureau s’avance vers lui d’un pas souple et sportif. Il lui tend une main ferme aussi solide que l’attache d’une ancre.

 “Gérard Blitz, merci de me recevoir.”

Gilbert Trigano, c’est un plaisir.”

Lorsqu’il prononce ces mots, Gilbert plonge ses yeux dans ceux de son interlocuteur. Il y distingue clairement la mer qui scintille sous les reflets du soleil. Au fur et à mesure que Gérard lui explique son besoin – des tentes pour son village vacances – Gilbert se laisse séduire par le charisme de ce champion olympique belge.

La poignée de main qui scelle leur accord va changer à jamais le visage du tourisme. 

Je vous emmène, aujourd’hui, sur les pas de Gilbert Trigano et du Club Méditerranée, l’histoire d’un homme et d’une utopie qui va transformer le tourisme mondial. 

Table des matières

Gilbert Trigano : du comédien au commercial

Les papas du Club :  Gérard et Gilbert

Le nouveau gentil membre : Edmond de Rothschild 

Le Club : une réussite emblématique des années 80

Fin de vacances pour le Club

Épilogue: Merci Gilbert

Comment Gilbert Trigano a fait du Club Med un phénomène mondial ?

Gilbert Trigano : du comédien au commercial

Raymond Trigano regarde son usine de torréfaction brûler, les larmes aux yeux. Une pensée soudaine remplace pourtant la tristesse et la colère par un sourire ému. Il vient de repenser à Gilbert, son fils et à la prière qu’il a adressée à Dieu alors que la santé de celui-ci se dégradait dramatiquement.

“Seigneur prenez-moi tout mais laissez-moi mon fils !”

Son fils est vivant, tout va bien.

Gilbert Trigano naît en 1920 à Saint Maurice dans une famille juive, originaire d’Algérie. Avec l’incendie Raymond perd tout mais l’homme sait rebondir. La famille déménage dans un quartier ouvrier de Montreuil et le père remonte une épicerie puis un commerce de bâches de camion.

Gilbert grandit dans une famille désormais pauvre ou du moins modeste mais où le goût de la vie et du bonheur est fortement ancré. 

Élève aussi brillant à l’école, il rafle tous les premiers prix, y compris celui de la camaraderie.

Son père le destine au commerce comme ses frères mais lui s’imagine plutôt en haut de l’affiche.

Il veut être comédien.

C’est donc naturellement qu’on le retrouve en train de donner la réplique lors d’une audition en compagnie de son ami Roger. 

“Mais comment ferais-je pour séduire ta femme ?”

“Tu n’auras rien à faire, ta beauté parle pour toi “

“Gilbert, Gilbert attends…”

Gilbert n’attend pas, il est déjà dans la rue, il court vers la Seine. Il sait bien qu’il n’a rien d’un jeune premier pourtant les rires moquant sa laideur l’ont blessé. 

Quand il arrive au fleuve, son envie de se noyer l’a quitté. Il s’est rappelé, tout pragmatique qu’il est, qu’il nage comme un poisson.

Gilbert n’abandonne pas son rêve pour autant, au grand dam de son père.

Les débats sont vifs entre Gilbert et son père. Ce dernier finit par lui accorder le droit de continuer le théâtre à la seule condition qu’il apprenne un métier. Il confie donc une épicerie à Gérard qui, contre toute attente, en fait une affaire florissante. À cette occasion, le fils Trigano fait preuve des qualités qui feront sa carrière : un goût immodéré pour le travail et un flair commercial couplé au goût de l’innovation. 

Une fois ses preuves faites dans le commerce, Gérard reprend une vie de bohème. Il s’inscrit au cours Simon, au côté de camarades aussi talentueux que Serge Reggiani ou Jean Carmet.

La guerre met un terme temporairement à ses aspirations artistiques, terme qui devient définitif en 1945 avec son mariage. Il épouse en effet, Simone, une juive Tunisienne et le jeune homme se retrouve dans l’obligation d’avoir une situation. Il intègre alors la petite fabrique de bâches pour camion, Trigano & fils.

“Bonjour madame, que puis-je pour vous ?”

“Bonjour monsieur, j’ai vu vos bâches, et je me demandais, par tout hasard si vous faisiez des toiles de tentes ?”

“Sauf votre respect madame , du camping à votre âge, est-ce bien – euh – raisonnable ?”

“Jeune homme, j’ai en effet 70 ans. La guerre est finie et je me suis promis que si j’y réchappais alors je partirais en vacances. Et, vous n’avez pas répondu à ma question : fabriquez-vous des toiles de tentes.”

L’insistance de la veille femme ébranle Gilbert. Si elle a le droit au bonheur après la guerre, alors tous les français ont droit au bonheur. Oui, il va fabriquer des toiles de tentes. À ce moment-là, Gilbert comprend le marché qu’il a devant lui.   

Quand la veille femme sort sa toile à la main, Gilbert réfléchit encore. Il ne le sait pas encore mais un autre homme va bientôt passer à l’action.

Comment Gilbert Trigano a fait du Club Med un phénomène mondial ?

Les papas du Club :  Gérard et Gilbert

“Hey Gérard, tu es là , tout le monde te cherche !”

“Didy, ce mois à Calvi était extraordinaire. J’ai trouvé la paix, ici Je crois que pour trouver la paix, l’homme a besoin du soleil, de la chaleur, des oliviers de la Méditerranée. Je veux monter un village pour les vacances comme celui-ci pour apporter la paix intérieure aux hommes.”

Le 27 avril 1950, Gérard Blitz, fils d’un diamantaire d’Anvers et champion olympique de Water polo, dépose les statuts de sa nouvelle association : “Le Club Méditerranée.” 

Le désir de bonheur est palpable dans la France d’après-guerre. Gérard fonde son Club à Majorque en Espagne. Un village en toile de tente avec un bar, un restaurant et surtout des activités sportives collectives. 

À aucun moment Gérard, l’utopiste, imagine gagner de l’argent avec son Club. Pourtant, de l’argent il en faut bien ne serait-ce que pour payer les toiles de tentes.  

Alors ce jour où il décroche son téléphone pour appeler Trigano & fils, il le fait d’instinct en se disant qu’une famille sera plus en raccord avec ses valeurs qu’une simple société anonyme.

La rencontre entre Gilbert et Gérard est-elle celle de la jeunesse d’après-guerre. Une jeunesse qui a soif de bonheur et envie de reconstruire la société sur de nouvelles bases.

Dès 1953, Gilbert devient trésorier de l’association. La force de Gilbert ? Sa capacité à rendre concret ce qui peut l’être dans l’utopie de Gérard.

Les deux hommes sont des entrepreneurs mais Gilbert possède en plus le sens inné des besoins de sa clientèle. Il sait exactement ce qu’il leur propose. 

“Nous essayons de résoudre les mille problèmes que se posent les gens pour leurs vacances [..], nous les débarrassons des problèmes matériels mais aussi psychologiques…”

Le père de Gérard Blitz a bien compris cette ambition et c’est pour cela qu’il pousse à une alliance des deux familles qui se concrétise avec la société Blitz-Trigano en 1954. Gérard et Gilbert se retrouvent dans une société à part égale.

Une société qui promeut le bonheur et la joie de vivre des années 50. Gérard trouve un site idyllique à Corfou en 1952. Tous les ingrédients du Club sont déjà là : sport, restauration, visites, tout est inclus. 

Espagne, Grèce, Djerba, Tahiti, Suisse, Yougoslavie, Israël, le Club s’impose en 10 ans comme un nouveau modèle touristique. 

Gilbert révèle encore un peu plus son âme d’entrepreneur. La trésorerie est inexistante pendant les mois d’hiver ? Les Gentils organisateurs sont désoeuvrés hors saison ? Gilbert trouve la solution. Faire une saison d’hiver. Il ouvre le premier village de neige en 1956 à Lausanne.

Au début des années 60, le Club a toute la confiance de ses gentils membres qui payent leurs vacances rubis sur l’ongle. 

Une confiance qui s’avère aveugle car au même moment le Club est en train de sombrer. 

Comment Gilbert Trigano a fait du Club Med un phénomène mondial ?

Le nouveau gentil membre : Edmond de Rothschild 

“Le navire est à l’ancre, le voilier amarré vous pouvez descendre en toute sécurité, monsieur !”

“Merci Charles. Ah ! Mais c’est le chef du village en personne qui vient m’accueillir !”

“Bonjour Edmond ! Bienvenue à Caprera !”

“Merci beaucoup , j’ai bien peur d’arriver un peu tard pour le dîner..”

“Ne vous inquiétez pas, je me suis assuré qu’on vous garde une focaccia et des seadas al miele comme vous les aimez.”

Edmond de Rothshild descend tout guilleret de son voilier. Depuis qu’il a découvert le Club, il ne manque pas d’y faire escale quand il est au large de la Sardaigne. L’ambiance et la simplicité du lieu sont tellement à l’opposé des palaces qu’il pratique habituellement.

Alors quand Gilbert Trigano demande un rendez-vous, il le reçoit tout naturellement.

À ce moment-là, la situation du Club est catastrophique. Pris dans une frénésie de développement, Gilbert et Gérard  ont confondus trésorerie à court terme et financement à long terme. Les caisses sont vides et ils doivent encore financer la saison à venir.

“Monsieur Rothschild, je viens vers vous en désespoir de cause. Toutes les banques ont refusé de nous prêter de l’argent. Pourquoi ? Parce qu’elle ne voit pas que le sable des plages du Club Méditerranée est en fait de l’or. Sans doute que Gérard et moi avons fait des erreurs. Mais nos clients payent rubis sur l’ongle et en avance toutes leurs vacances. Ils payent parce que nous leur proposons une semaine de bonheur sur terre. Le paradis. Je ne sais pas si vous pouvez comprendre cela, monsieur Rothschild.”

Edmond sourit discrètement sur les dernières paroles de Gilbert. Il retrouve tellement la simplicité et l’enthousiasme du Club dans Gilbert.

Il accepte d’investir sous réserve d’un audit de son comptable. Le résultat est sans appel. Une gestion folklorique –  sûrement –  mais deux cofondateurs honnêtes et plein d’enthousiasme. Edmond investit 10 millions de francs. Avec 50 pour cent des parts, il devient un actionnaire de référence.

Le Club est sauvé, une nouvelle page de son histoire s’ouvre. Une page où Gérard s’efface petit à petit. 

Depuis sa rencontre avec sa compagne Eva Ruchpaul, Gérard Blitz consacre de plus en plus de temps au Yoga et à la sagesse Zen. Progressivement il laisse Gilbert piloter seul le Club Méditerranée. En 1968, Gérard abandonne définitivement la direction du Club.

Gilbert Trigano reste seul dirigeant, les mains sur la barre et les pieds dans l’eau.

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Le Club : une réussite emblématique des années 80

“C’est là, Marie, vous me notez l’emplacement !”

“Vous êtes sûr Monsieur Trigano, parce que l’on est un peu loin des habitations, ça va être plus compliqué de faire venir travailler les locaux ici.”

“C’est là Marie ! L’eau est idéale pour mes futures vacances.”

La dernière réplique de Gilbert Trigano fait sourire sa secrétaire. Gilbert Trigano ne prend jamais de vacances. Arrivé à sept heures du matin dans ses bureaux parisiens, il les quitte rarement avant 20 heures.

L’homme est un bourreau de travail au service des vacances. 

Il a une méthode simple pour trouver un lieu pour un nouveau village. Il passe la plupart de ses weekends à rencontrer des chefs d’états, visiter de nouveaux lieux et monter des partenariats avec des investisseurs locaux. 

Une fois la zone identifiée, il détermine l’emplacement exact, les pieds dans l’eau. Quand certains choisissent au doigt mouillé, lui c’est son pied qui décide. 

Et quand il faut négocier pour reprendre un terrain ou un hôtel, Gilbert sait s’asseoir à la même table que son interlocuteur et signer un deal équitable. Deal qu’il signe sur un coin de nappe en papier, s’épargnant ainsi les honoraires d’un cabinet d’avocat.

En 1970 le Club compte 45 villages, contre 30, 10 ans plus tôt.

Le Club Méditerranée est désormais une marque reconnue, copiée. La restauration du Club devient une référence pour les concurrents. Les infrastructures se sont largement développées et l’aventure laisse la place au confort et au professionnalisme. 

Et le développement continue. Gilbert multiplie les rachats de ses concurrents et les implantations. Tenace et malin, il sait aussi ruser face à l’obstacle ; comme lorsqu’à à Saint Moritz où il double ses équipes de négociation pour contrer le milliardaire grec qui ne veut pas de lui dans ce village suisse.

Dans les années 80, Gilbert Trigano s’impose comme l’un des grands patrons français à l’instar des Riboud ou autre Lagardère. Il est reçu partout même dans les endroits les plus inattendus.

“Monsieur Gilbert Trigano Président directeur général du Club Méditerranée” 

“Votre Sainteté, permettez-moi de vous présenter mes respects.”

“Relevez votre genou Trigano, essayons de garder un peu de simplicité dans tout ce protocole. J’ai d’ailleurs cru comprendre que l’authenticité était l’une de vos qualités ?”

“Oui, votre Sainteté, nous essayons autant que faire se peut d’être authentique pour communiquer au mieux avec nos membres.”

“Mais que faites-vous exactement Trigano ?”

“Mon travail consiste à réunir des hommes et des femmes du monde entier pendant quelques jours dans les plus beaux endroits du monde pour leur apporter un peu de bonheur.”

“Ça alors Trigano ! Nous faisons le même métier.”

Le pape clôt l’entretien par ses mots mémorables et Gilbert repart avec son bâton de pèlerin pour continuer son sacerdoce : développer le secteur du tourisme. 

Le tourisme dans les années 80 est en train de devenir une des premières industries mondiales. Industrie dans laquelle le Club Med avec ses 120 villages dans 36 pays, ses 2.5 millions de clients et ses 10 milliards de francs de chiffre d’affaires compte bien se tailler la part du lion. 

L’introduction à la bourse de New-York en 1984 est un succès. Tout semble réussir au Club et à Gilbert.
À tel point que ce dernier affirme lors d’un séminaire en 1982 :

“Je crois que nous pouvons être conscients, aujourd’hui que le Club est indestructible.”

Comment Gilbert Trigano a fait du Club Med un phénomène mondial ?

Fin de vacances pour le Club

Si les années 80 lui ont donné raison, la décennie suivante et la multiplication des conflits impacte durement le Club Méditerranée. L’invasion du Koweit par Saddam Hussein en 1990, par exemple, marque un recul net du tourisme mondial.

Gilbert décide alors de prendre du recul et passe la main et l’opérationnel à son fils Serge.

Ce dernier a gravi tous les échelons du Club. Il est dorénavant directeur général et son père président. Le duo fonctionne à merveille dans un premier temps. 

Actionnaires et Gentils organisateurs trouvent complètement leur compte dans cette nouvelle organisation. 

Pour Gilbert sa succession est assurée, il sait qu’il va rester à jamais le gentil organisateur emblématique du Club Med.

Enfin jusqu’à ce dimanche dramatique du 9 février 1992.

“Allô Gilbert ?” 

“Oui, quelle est l’urgence, nous sommes dimanche.”

“C’est l’avion, Gilbert, l’avion de Dakar au Cap Skirring..”

“L’avion, quoi l’avion..?”

“Il s’est écrasé Gilbert, écrasé avec tous nos membres à l’intérieur.”

“Montez une cellule de crise sur Paris, moi je pars au Sénégal immédiatement pour voir si on peut trouver des survivants.”

Trente personnes perdent la vie dans l’avion qui fait la liaison entre Dakar et le village du Cap Skirring.

Il s’ensuit une polémique qui finit de briser Gilbert. L’accident donne lieu à un procès où Gilbert et Serge sont nommément accusés d’avoir mis en danger la vie de leurs clients.

“C’est par votre cupidité, votre goût du lucre, votre soif de l’argent que trente personnes ont perdu la vie ? Qu’avez-vous à répondre à cela monsieur Trigano.”

“Je réponds, monsieur l’avocat qu’en 1967, j’ai fait fermer mes villages en Israël et en Égypte, contre l’avis de tous, y compris de mes salariés. Un mois plus tard éclatait la guerre des 6 jours. La sécurité de nos membres, de leur famille et de mes salariés a toujours été une priorité pour moi.”

Gilbert et Serge seront condamnés à du sursis 7 ans plus tard mais Gilbert n’a déjà plus le cœur à diriger le Club. 

Le 26 septembre 1993, il donne sa démission au conseil d’administration. 

C’est au tour de Serge, son fils, de reprendre la main. Il reste à Gilbert un dernier adieu à faire.

Comment Gilbert Trigano a fait du Club Med un phénomène mondial ?

Épilogue: Merci Gilbert

Le père et le fils se sont réunis une dernière fois ensemble dans un village du Club. Pour ses adieux à son père, Serge a choisi son village fétiche, Agadir. 

Nous sommes dimanche, la tension est à son comble. Serge essuie la sueur de son front avec un mouchoir.

“Serge tout est prêt !”

Serge sourit quand il entend la voix de son complice de toujours qui s’est occupé du diaporama. Il pense à lui, enfant, à son père. À ce prénom qu’il doit à la proximité de ce dernier avec Serge Reggiani.

Il prend la parole. 

“Merci Gilbert de tout ce que tu as fait pour cette maison, merci de nous permettre d’être là ce soir, de te dire à quel point nous sommes heureux et fiers d’appartenir à cette entreprise. 

Merci Gilbert. 

Ce n’est pas le fils qui parle, ce n’est pas le président qui parle, c’est un GO, un GO parmi les 10 000 GO du Club qui veut te dire au nom de l’ensemble des hommes et des femmes du Club, merci.” 

Quand Gilbert se lève pour parler à son tour, ses yeux sont pleins de larmes et l’émotion est palpable.

Il remercie chacun et chacune et – taquin – explique que même dans trente ans, dans l’au-delà, il sera là pour veiller à l’avenir du Club.

Un avenir dorénavant dans les mains de Serge Trigano

Et ça c’est une autre histoire.

Comment Gilbert Trigano a fait du Club Med un phénomène mondial ?

Notes

Trigano loves you – Albin Michel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Trigano

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Trigano

https://www.lexpress.fr/styles/serge-trigano-l-architecte-du-mama-shelter_2039394.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_aérien_de_Cap_Skirring

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